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Annie ERNAUX, Le Jeune homme, Gallimard

L’AVIS DE LA LIBRAIRIE

Est-ce qu’un tout petit livre peut être une œuvre majeure dans la carrière d’un écrivain ? Dans Le jeune homme, Annie Ernaux nous pousse à l’affirmative. Ce livre est court mais d’une densité ébouriffante tant il concentre toutes les obsessions qu’on retrouve dans ses autres livres. Dans ce récit de sa liaison avec un jeune étudiant de 30 ans son cadet, elle questionne en effet aussi bien le rapport de la vie vis-à-vis de la fiction, la sexualité des femmes et son image dans la société, la rencontre de deux classes sociales (cette fois c’est elle la bourgeoise) et les tics de comportement associés. Court ? Peut-être, mais essentiel pour sûr !

LA CITATION (p. 24)

Notre relation pouvait s’envisager sous l’angle du profit. Il me donnait du plaisir et il me faisait revivre ce que je n’aurais jamais imaginé revivre. Que je lui offre des voyages, que je lui évite de chercher un travail qui l’aurait rendu moins disponible pour moi, me semblait un marché équitable, un bon deal, d’autant plus que c’est moi qui en fixais les règles.

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